Malgré la crise il nous faut déjà nous préparer à la reprise

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C’est le diagnostic d’Alessandro Rampoldi, directeur général d’IVS France. Si la société parisienne a directement été touchée comme bon nombre de professionnels, ce dernier étend rester positif et centré sur une reprise de l’activité

Food&Coffee Markets : Comment IVS a-t ’elle vécu la mise en confinement ? 

Alessandro Rampoldi : Comme beaucoup de nos confrères nous avons « subit » une chute de l’activité immédiate qui se traduit par une perte entre 80 et 90 % de l’activité selon les départements. Bon nombre de nos clients ont immédiatement fermé les bureaux, demandé à leurs personnels de rester chez eux. Ce mouvement a été rapide et quasi immédiat dès lors que a annoncé les mesures de confinement. Le mot « pandémie » et le « Nous sommes en Guerre » ont conduit à une prise de conscience de l’urgence de la situation. Les entreprises ont non seulement fermé mais elles ont parfois refusé leur accès à nos personnels laissant aussi les automates en l’état. C’est quelque peu compréhensible mais nous avons aussi découvert au fur et à mesure et de manière rapide les administrations publiques qui ont elles aussi fermé leurs portes. Nous avons à la fois une activité sur des marchés publics ou privés et les fermetures ont été générales. Aujourd’hui nous avons organisé nos équipes en fonction de la charge de travail et nous sommes en mesure de moduler les besoins. Des clients se manifestent aussi pour recevoir des visites afin de pouvoir disposer de produits. Nous sommes dans un suivi au jour le jour mais nous avons mis en place un plan de suivi de l’activité.

F&CM : Comment avez-vous organisé le quotidien ? 

A.R. : Nous avons déjà nous aussi pris des mesures pour adapter les ressources opérationnelles aux besoins et à l’urgence. Nous avons pris en compte les personnes présentant des risques face à une contamination et les personnes devant s’occuper de leurs familles. Nous avons communiqué journellement avec nos représentants du personnel et avec Navsa, cela nous a permis d’affronter l’urgence dans le plein respect des consignes ministérielles et dans un climat social serein. Permettez-moi de les remercier publiquement.

Nous avons de plus en interne, travaillé à ce que les personnels administratifs puissent bénéficier de mesures de distanciation dans les bureaux. Nous avons aussi malheureusement l’expérience de notre maison mère à Bergame et ses filiales qui nous ont permis d’avoir un cadre assez précis sur l’évolution de cette pandémie. Par ailleurs nous avons de par les différentes certifications ISO, des procédures très précises sur les conditions d’approvisionnement et d’entretien des automates, procédures que nous avons encore renforcé avec des formations de prévention et de bonne pratiques opérationnelles. Nous avons également renforcé les interventions sur les façades des distributeurs automatiques, les écrans tactiles. Il faut naturellement garantir une intervention optimisée autant que faire se peut qui puisse apporter des garanties aux consommateurs. Par ailleurs nous avons le devoir de protéger nos personnels tout au long de leurs interventions. Nous avons de plus prévu un affichage de bonnes pratiques définies par la chambre syndicale pour le consommateur devant le distributeur automatique.

F&CM : Quelles sont aujourd’hui vos inquiétudes ?

A.R. : Elles sont de divers types, mais la principale reste de savoir comment l’Etat qui s’est engagé à garantir le chômage partiel, va opérer et si les mesures prises auront des effets rapides car aujourd’hui ce sont les entreprises qui avancent les salaires et la trésorerie de chacun va être fortement sollicitée. Par ailleurs il nous faut d’ores et déjà préparer la reprise qui va se traduire à mon sens par une charge de travail importante pour remettre à niveau le parc laissé en l’état par les mesures soudaines de confinement. La première intervention va être couteuse pour chaque professionnel c’est indéniable. Par ailleurs la question des DDM, dates de durabilité minimale, est aussi à travailler car nous allons faire face à des produits en machine ayant dépassé les dates limites. Je pense aussi aux clauses de pénalités sur certains contrats qu’il va falloir aborder de même que les rétributions et autres redevances. Je suis certain que la profession affrontera ces problématiques avec bon sens et jugement. Charge à chacun d’ouvrir un vrai dialogue avec le client pour simplifier la reprise. C’est un saut à l’heure actuel dans l’inconnu mais il nous faudra aussi collectivement chercher à rattraper ou du moins atténuer les pertes de chiffre d’affaires que nous constatons tous. 

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