C’est ce qu’il ressort d’une étude mise en avant par le BEUC, le Bureau Européen des unions de consommateurs. Interrogés sur le sujet de la préservation de l’environnement, une majorité d’Européens assure que la protection de l’environnement a une influence sur ses habitudes alimentaires (en partie, 42,6%, ou beaucoup, 16,6%). Pour autant, plus de 63% des sondés ne sont pas d’accord avec l’affirmation selon laquelle ce qu’ils mangent a un impact négatif sur l’environnement, et moins de la moitié (48%) pensent que les habitudes alimentaires ont au moins un impact aussi important que l’utilisation des véhicules terrestres. Autrement dit, si une prise de conscience de la nécessité de protéger l’environnement est acquise, il n’en reste pas moins que la relation environnement/consommation n’est pas systématiquement acceptée. Pourtant d’après la Commission européenne, rappelle le rapport du Beuc, « la consommation alimentaire est … la principale source d’effets négatifs sur l’environnement générés par les ménages européens, devant le logement (le chauffage…) et la mobilité (principalement le véhicule privé). Pour la majorité des consommateurs les principaux freins à des changements restent le prix mais aussi des choix perçus comme restreints et peu clairs. Autrement dit, la prise de conscience est là mais les motivations ne sont pas toujours les bonnes. C’est toujours le paradoxe entre les bonnes intentions et la réalité qui fait que les comportements écologiques ont du mal à s’imposer.

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