La situation s’améliore mais pose bien des interrogations.

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Une hirondelle ne fait pas le printemps ! Tel peut être résumé l’état d’esprit des gestionnaires de DA (GDA). Depuis un peu moins de deux semaines la situation sur le front de la gestion semble s’améliorer. En effet les entreprises ont entamé le retour au bureau et s’emploient à accueillir leurs collaborateurs autant que faire se peut. Par ailleurs le gouvernement vient d’alléger les conditions de reprise de l’activité en environnement de bureau. Aujourd’hui il semble qu’en province, le niveau d’activité des GDA a dépassé les 50% de CA voire dans certains cas 60%. A Paris on constate un retard à l’allumage avec un taux d’activité en deçà de 50%. La France se remet au travail. Plus encore les dernières observations font état d’un retour du pays à la croissance sur le moi de juin. En effet IHS Markit relate un rebond en Europe et notamment en France pour le mois de juin avec un indice composite au dessus de 50 (51,3 exactement) qui concerne la production autant que les services et qui dénote que la croissance est de retour (en dessous d’un indice de 50, l’économie détruit de la richesse, au delà elle en crée). Par ailleurs, selon France Industrie le taux d’activité des entreprises industrielles a atteint 76% et tendra rapidement à atteindre 80%. La France qui a accéléré son déconfinement est en train de se remettre au travail et c’est une bonne perspective. L’Insee, pour sa part, qui tablait sur un recul global en fin d’année de 20% vient de revoir sa prévision à 17% et le recul de l’économie pourrait encore s’atténuer tout en restant un des plus fort d’Europe. Si la tendance semble perdurer, il faut s’attendre à un retour à la « normale » pour septembre.

Est-ce la réalité pour les professionnels de la DA ? Rien n’est moins sûr ! Les gestionnaires de province enregistrent une meilleure reprise de leur CA que leurs confrères parisiens ou opérant sur et des activités tertiaires qui ont encore peu déconfiné. Pour autant si reprise générale il y a, elle ne rattrapera pas le déficit de consommations depuis avril qui va inévitablement peser sur les exercices à la fin de l’année.

Une hirondelle ne fait pas le printemps… et il n’y a pas eu de printemps cette année. Plus encore nul ne sait encore réellement quel sera dans les prochains mois l’impact du télétravail ? et surtout quelle en sera l’ampleur ? A cela vient se rajouter la crainte de plans sociaux pour la fin de l’année qui viendrait encore un peu plus impacter le niveau des consommations café et snack sur les entreprises. Il y a donc urgence pour les professionnels à adopter un prévisionnel « dégradé  » et à mettre de l’ordre avant la rentrée pour faire face à un dernier trimestre difficile.

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