Les incertitudes plannent en ce moment sur le devenir de Selecta. Les derniers résultats décevants publiés par le leader européen sur son activité au premier trimestre (T1) laissant apparaître un recul de plus de 12% de l’activité mais surtout un Ebitda en retrait de 60% laissent perplexes. Le Top Management Européen a été remplacé et l’actionnaire principal KKR a placé des hommes de sa garde rapprochée. Plus encore nul ne connaît l’impact réel de l’arrêt de l’activité sur lac plupart de ses marchés suite aux épisodes de confinement liés à l’épisode Covid alors mais le marché anticipe déjà une aggravation de sa situation. La notation de Standard & Poors a été dégradée dernièrement si bien que chacun retient son souffle. Chacun s’attend à ce que l’actionnaire intervienne et réinjecte des liquidités (on parle de 150 à 200 millions d’euros) mais ce scénario reste conditionné à la capacité de Selecta à faire face à la crise. Or la société qui a beaucoup investi au travers de rachats et renforcé son activité par une logique d’exploitation sur ces marchés phares reste plombée par l’activité de la France et du Royaume Uni. La fusion avec Autobar en France n’a pas crée de synergies. Plus encore la perte du marché de la RAPT à Paris va impacter les résultats déjà mal en point. La France est aujourd’hui le talon d’Achille et les contreperformances de la structure française expliquent en grande partie l’abandon de l’introduction en bourse de Selecta prévue fin 2020. Dans l’idéal cette IPO aurait du donner à la société européenne l’accès à un financement sur les marchés actions et tout en permettant son désendettement. Car c’est aujourd’hui un des noeuds du problème. Sa dette principale (plus de 700 millions d’euros) est concentrée sur des emprunts obligataires rémunérés légèrement au dessous de 6%… le poids des intérêts est énorme, encore plus compte tenu de la situation Covid ou l’activité a été quasi nulle). Est-ce à dire que non seulement la société risquerait de se trouver à court de trésorerie mais également dans de grandes difficultés à honorer les obligataires ? Peu d’informations circulent ces dernières semaines et c’est pourquoi les interrogations quant à la volonté de KKR de ré-injecter plus d’une centaine de millions d’euros sera regardée de très près car cela donnera une indication quant à la confiance réelle de ce dernier quant à sa confiance d’un retour à la croissance ou du moins à la capacité réelle de Selecta à inverser la situation actuelle. Une attente qui s’explique par le fait qu’en tant que leader européen du secteur de la distribution automatique, Selecta reste le point de référence de bon nombre d’observateurs comme les industriels, les institutions financières et bancaires et que l’état de santé de ce dernier est considéré comme un indicateur de poids de la bonne marche de l’activité dans son ensemble.

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