« Une partie du métier devra s’exercer de manière différente et de façon durable »

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C’est l’analyse que dresse Denis Groléat de Distrilog. La crise met clairement en évidence la nécessité d’un traitement quotidien des informations machines et clients. Et aujourd’hui la maitrise des outils de L’ERP professionnel devient un incontournable pour optimiser la gestion des entreprises de DA

Food&coffeemarkets : Comment interprétez-vous l’arrêt de l’activité que viennent de connaître les professionnels du vending ?

Denis Groleat : Plus qu’une interprétation, la première réaction est de faire le constat du très fort impact de cette pandémie sur les consommateurs en Distribution Automatique, l’activité de la plupart des gestionnaires est réduite de 80%. La nécessité est de revoir les circuits de chargement et d’hygiène des distributeurs. Le métier de la Distribution  Automatique a été très touché et de fait les acteurs qui interviennent aux côtés des gestionnaires ont été impactés dans des proportions importantes.

F&CM : Quelles sont les réflexions que l’on peut aujourd’hui en tirer ?

D.G. : De manière générale, tous les métiers vont devoir s’exercer avec des normes sanitaires jamais pratiquées et cela de manière durable même si on peut espérer que la fréquence soit épisodique et non continue. Ces nouvelles mesures seront attendues lors d’épidémie de grippe, de gastro etc…

Concernant la Distribution Automatique, une partie du métier devra s’exercer de manière différente et de façon durable, avec des besoins encore plus importants de traçabilité et d’actions ciblées et pour cela une connaissance encore plus précise de son parc installé et des types et flux de consommations.

F&CM : Depuis plusieurs années les professionnels mènent des réflexions sur la gestion informatisée des parcs… via ERP. Selon vous cette problématique est-elle inévitable ?

D.G. : Là aussi plus qu’une problématique, un ERP est un outil qui permet à chacun d’être aidé dans ses choix et sa stratégie d’intervention. Depuis plus de trois ans je constate la volonté des gestionnaires de s’approprier leur ERP et de faire en sorte que chaque service puisse agir de manière pertinente tant dans ses contrôles que dans ses anticipations. Ce besoin est décuplé par la crise que nous vivons actuellement et nous conforte dans les développements de nouveaux produits que nous présentons actuellement au marché. En effet il devient extrêmement pertinent de pouvoir chaque jour définir une nouvelle tournée qui prendra en compte l’ouverture du client, le besoin de remplissage, la disponibilité du gestionnaire, le tracé d’intervention ce qu’Optima réalise tant avec EasyWeb qu’avec Vega. Ce n’est qu’une des nombreuses fonctionnalités à laquelle amène un ERP capable d’intégrer tous les flux d’une entreprise.

F&CM : Quel est le bon profil pour mettre en place cette approche ?

D.G. : Aujourd’hui l’informatique et par ce mot la numérisation de toutes les activités d’une entreprise facilitée par la mise en place d’un ERP doit se faire avec l’aide à temps plein ou à temps partiel d’un responsable du Système d’information chez le gestionnaire, il est le garant que le paramétrage de l’ERP collera au plus près de l’organisation de l’entreprise, il contrôlera que les process d’utilisation de l’ERP sont bien respectés et il permettra l’évolution de l’ERP en même temps que les nouveaux besoins de l’entreprise. Ces points sont essentiels dans la période de démarrage de l’ERP mais ils le sont aussi tout au long de la vie de cette ERP. Chez les gestionnaires il y a de nombreux postes « multi casquettes » et cette compétence « SI » (Systèmes d’Information – NDLR) qui doit accompagner le mot « gestionnaire » est nécessaire.

F&CM : Pour aller plus loin, quid de la DA connectée et comment aborder ce sujet. Un parc connecté est-il aujourd’hui LA solution en vending ?

D.G. : Il s’agit d’une évolution toute naturelle d’une époque où les informations étaient collectées manuellement durant les opérations de remplissage à une époque où les informations de consommations peuvent remonter en temps réel (ou presque selon les outils). Cette transition est grandement facilitée par l’arrivée de nouveaux systèmes de paiement qui naturellement sont connectés, dès lors on dispose d’un accès direct qui est utilisé par l’ERP.

La généralisation de la remontée d’information automatique sera encore un peu longue mais elle sera inéluctable tant la facilité d’utilisation, la fiabilité de l’information et les possibilités d’anticipation permises, autorisent justement une approche différente du métier.

F&CM : Comment Distrilog entend apporter son expertise sur ces sujets ?

D.G. : Nous avons de notre côté anticipé ces besoins dès l’écriture d’EasyWeb notre ERP qui fonctionne aussi bien avec la collecte manuelle qu’avec les collectes automatiques et je dis bien « les collectes » car comme avec toute nouvelle technologie on voit se multiplier les systèmes de paiement et de télémétrie.

Notre expertise dans le domaine remonte en 2011 avec l’acquisition d’Allo Machines, s’est poursuivie avec le développement d’EasyWeb et est renforcée depuis 2019 par le pool développement DISTRILOG/DIGISOFT de plus de trente personnes.

F&CM : Quels sont les chantiers que vous entendez mettre en place pour aider la profession dans ses démarches ?

D.G. : Nous travaillons aussi bien en France qu’en Italie à l’avènement d’Optima qui est la prochaine étape de l’évolution de la manière de gérer un parc de distributeurs en collant le plus possible à la réalité du terrain et en intervenant de manière optimale. C’est une phase importante car il y a longtemps qu’il n’y avait pas eu d’évolution majeure dans la manière de travailler.

F&CM : Quels sont les écueils à éviter ou les fausses bonnes idées à écarter dans cette logique ?

D.G. : En tant qu’éditeur nous nous devons d’amener des nouveautés, nos utilisateurs attendent beaucoup surtout en matière de nouvelles technologies des nouveautés que nous proposons mais il ne faut jamais oublier la base qui est l’appropriation par le gestionnaire de son système d’information. S’il n’utilise que 20% des fonctionnalités de son outil et bien il faut que ces 20% soient maitrisés et correspondent à son besoin, il faut faire évoluer ces 20% en fonction de l’évolution de ses besoins. C’est un peu une Lapalissade mais nous avons décidé de proposer un service d’accompagnement à nos clients pour les aider à progresser dans la définition de leurs besoins et l’usage de l’ERP.

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