La distribution automatique a pris comme la France et le reste du monde la crise Covid en pleine figure et se réveille avec la gueule de bois. En effet, chaque professionnel a attendu ardemment le déconfinement en espérant une reprise rapide. Il s’avère que cette dernière n’est pas réellement au rendez-vous, le temps d’avant est « suspendu » … et chacun attend de connaître quelle sera la nouvelle réalité post covid

Une perception rebootée

Et c’est bien là toute la problématique, car les 8 semaines passées en confinement semblent avoir bouleversé les habitudes et les certitudes. Le Covid est devenu un « change giver » à bien des niveaux. Il a confiné les familles et resserré le vivre ensemble loin du temps accéléré du quotidien. Il a pour beaucoup, permis de créer une pause dans le quotidien du « métro-boulot-dodo ». Plus encore, les Français se sont rendus compte du jour au lendemain de la possibilité d’inverser les priorités ou du moins le temps passé dans l’entreprise et les transports contre du temps chez soi. Le confinement a aussi produit la distanciation physique du travail et la nécessité de poursuivre une activité centrée sur les outils numériques. Pour beaucoup, cette « pause » hors l’entreprise, leur a redonné du temps et permis de changer de point de vue. Le logiciel a changé. Certes, de manière indépendante de la volonté de chacun mais il a changé. Et il apparait que le retour à la normalité dans laquelle chacun a pu se projeter à un moment ou à un autre s’est vite transformé dans une nouvelle normalité.

Une drôle de reprise 

Avec le déconfinement la France a découvert une nouvelle réalité, celle de la distanciation sociale, des gestes barrière, du maintien du travail à distance. Si l’économie semble repartir, il apparaît que ce nouveau départ s’effectue en ordre dispersé. L’activité tertiaire prend son temps pour retrouver ses effectifs au complet. Le déconfinement par zones a aussi ralenti l’impulsion de redémarrage dans un contexte tendu ou le virus Covid-19 n’a pas disparu et que la crainte d’une seconde vague en fin d’année reste présente dans les esprits de chacun. C’est donc une drôle de reprise avec une certitude à savoir que rien ne sera comme avant et qu’il va falloir appréhender une nouvelle « normalité ». Et pour les professionnels du vending cette nouvelle normalité va devoir s’appuyer sur les répercutions d’une nouvelle organisation du travail et de l’impact sur l’intensité présentielle des collaborateurs dans l’entreprise. Plus de télétravail, signifiera moins de consommations au final sur les postes de DA. Ainsi, les ratios d’exploitation vont devoir être redéfinis et de fait c’est peut-être le modèle économique du vending qui pourrait être repensé. 

Un nouveau modèle économique ?

Les professionnels de la gestion anticipent clairement une baisse de la consommation sur les postes existants. Le modèle du dépôt gratuit des automates avec un recul de 20% du chiffre d’affaires en fin d’année, risque de peser très lourdement sur leurs bilans des professionnels. Plus encore les problématiques à court termes sur l’écologie et le gobelet carton de même que les défaillances attendues sont autant de nuages qui s’amoncellent. La Fédération Nationale de la Distribution Automatique a du reste été placée en état d’urgence économique majeur par son président Pierre Albrieux. Plus qu’un retour à la normalité la profession aborde une nouvelle réalité économique… qui nécessitera indubitablement de repenser son approche traditionnelle du métier.  C’est bien cette capacité à appréhender cette nouvelle normalité et la capacité à répondre économiquement aux changements de consommation qui sera la clé de voûte de la sortie du Covid et de ses conséquences.

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