La situation économique des entreprises de DA devient clairement problématique face à la non reprise de l’activité en septembre et au risque de re-fermeture des sites dans les entreprises. Les transports en commun tournent au ralenti, les universités augmentent l’enseignement à distance, le télétravail est encouragé dès que possible. Ce sont des non consommations que subissent les professionnels de la DA et donc du chiffre d’affaire perdu de manière définitive.

Les annonces successives du gouvernement face à l’aggravation sanitaire visant à contenir la propagation du virus de la Covid 19 ont secoué les professionnels de la restauration. Alors que les bars ont été fermés à Marseille puis Paris et sa couronne, ces derniers ont su par une mobilisation de la base et de leurs instances représentatives ces derniers jours sauver une partie de leur activité. Certes, ils ont accepté un durcissement en matière de prévention des gestes barrière, mais ils ont obtenus le maintien de l’ouverture de leurs établissements, ce qui n’était pas gagné d’avance. Preuve en est qu’une mobilisation responsable paye ! Cet exemple, ajouté à celui d’autres professions, a montré que le gouvernement, s’il reste attaché à la situation sanitaire, est capable d’entendre les arguments en faveurs d’un maintien de l’activité. Car à force d’étouffer les différents acteurs tout en prônant un soutien de l’activité, on risque tout bonnement de réduire la reprise au silence. La distribution automatique elle aussi suffoque depuis plusieurs mois et la reprise de septembre n’a pas eu lieu. Pire encore les premières remontées terrain suite aux nouvelles mesures laissent à penser que les entreprise, pour celles qui avaient réouvert les salles de pause et accepté l’accès au distributeurs automatiques sont peu à peu enclines à les refermer. Une situation, si elle se confirme, va replonger les professionnels dans les affres d’une l’activité réduite. La question est de savoir si le DA représente un vrai danger pour en termes de contamination et il est clair que si des mesures de distanciation sont prises et respectées, il n’y a pas plus de risque que d’aller au photocopieur au bureau, au distributeur automatique de billets dans la rue. Alors n’est-il pas le moment pour chaque professionnel de faire entendre sa voix, de sortir du placard et d’exiger de laisser libre accès à son outil de travail ? La question mérite grandement d’être posée et il incombe à chaque gestionnaire de se battre pour son avenir, voire de mobiliser également ses employés car ils sont eux aussi directement concernés par une réduction éventuelle de l’activité. Les premiers chiffres de la clôture de septembre laissent apparaître un recul moyen du chiffre d’affaires de 30/40 % à Paris et dans les grandes villes et 20/30 % en province par rapport à l’année passée. La question des licenciements à court et moyen terme, en cas de non reprise de l’activité, se pose aujourd’hui clairement… et je ne pense pas que le gouvernement restera insensible au risque d’avoir à déplorer des milliers de futurs chômeurs qui pourrait en découler…

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