La question du pouvoir d’achat semble s’inviter dans l’actualité nationale et prendre le dessus sur la logique de la pandémie Omicron qui semble désormais comprise comme une vague certes bien plus large que la précédente mais moins dangereuse que le variant Delta. En effet devant la remontée de l’inflation mais surtout la flambée des prix des matières premières l’ensemble des denrées alimentaires subit une hausse sans précédent. De fait les industriels comme les professionnels des différentes filières communiquent depuis plusieurs semaines sur la nécessité d’augmenter aux aussi leurs prix afin de faire face à la hausse des coûts. Et je ne parle pas des carburants dont les prix crèvent le plancher. La hausse des prix est présentée comme inévitable mais fait peser sur le consommateur final une hausse du panier moyen de ses dépenses. Quid du vending ? Il en va de même avec les hausses des industriels qui répercutent aujourd’hui les leur que ce soit sur le café, la farine, le beurre, le cacao, le papier des gobelets… la liste est longue. La question qui se peut se poser aujourd’hui est de savoir si la distribution automatique dans son ensemble peut se permettre d’absorber les hausses actuelles ? C’est la sempiternelle question de la concurrence quant à savoir si le fait d’augmenter les prix à la machine à café n’est pas un risque de voir le client changer de prestataire. Je crois clairement que non. En effet chacun a conscience après deux années de Covid de la nécessité de conserver une prestation de qualité, de voir son prestataire assurer un service régulier ce qui n’a pas été toujours le cas ces 24 derniers mois. Et la question du prix peut devenir secondaire face à la nécessité de maintenir un niveau de prestation régulier. La reste la priorité de beaucoup de clients et de sites finaux. J’aime bien et je ne suis pas le seul, faire un parallèle entre le café et le pain. Les boulangers via leur fédération ont pris les devants ces dernières semaines pour expliquer que les tensions sur les prix d’achats des matières premières et de l’énergie allaient induire une hausse des tarifs du pain notamment de la baguette. Et de fait les boulangers ont augmenté leurs tarifs de manière indépendante bien sûr en fonction de leur clientèle. Michel Edouard Leclerc a quant à lui pris la décision de rester sur un prix de 0,29 ct … prix plancher sur la baguette ordinaire afin de marquer les esprits (et sûrement aussi de faire un vrai coup de communication !). Cela va-t-il faire changer les lignes ? Je ne le crois pas les acheteurs de baguette en boulangerie n’étant pas les acheteurs de baguette de supermarché. Les uns vendent un savoir-faire, des variétés, une tradition de proximité, l’autre vendant du prix du prix et du prix… sachant qu’il peut se rattraper sur des négociations avec ses fournisseurs sur d’autres univers de produits. En fait les deux logiques s’opposent et revoient le consommateur devant ses propres choix : qualité, proximité, variété… Prix low cost et offre au tout venant. Les deux logiques ont des fondements opposés mais chacun est conscient que l’enseigne de grande distribution ne vit pas contrairement aux artisans boulangers sur les marges de ladite baguette qui reste un totem et une tête de gondole. En vending la question est tout autre car le café reste le produits phare qui concentre la quasi-totalité du chiffre d’affaires. Celui qui sacrifie sa marge sur le café sait pertinemment qu’il sacrifie son chiffre d’affaires dans une période ou le volume des consommations du fait de l’apparition du télé travail n’est pas attendu à la hausse. 

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