La DA peine à recruter

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Les derniers chiffres de l’Insee sur la croissance économique au deuxième trimestre font apparaître une hausse du PIB de 0,5%, un rebond plus fort qu’attendu porté par les commerce extérieur ainsi qu’un ralentissement de la diminution de la consommation des ménages. Une situation qui laisse à penser que la France connaîtra une croissance de l’ordre de 2,3% pour l’année 2022. Cette situation reste positive alors que sur la même période les Etats-Unis connaissent une croissance négative et sont techniquement rentrés pour l’heure en récession. La France connaît par ailleurs une amélioration du nombre de demandeurs d’emploi puisque sur la même période le nombre de personnes inscrites en catégorie a baissé de 0,8%. Plus encore, une vraie tension apparaît sur des secteurs comme le bâtiment, la restauration… Une situation que rencontrent aussi bon nombre de professionnels du vending qui, depuis la reprise, peinent à trouver du personnel d’exploitation. Certains d’entre eux avaient pendant la période Covid du réduire la masse salariale, tablant sur une reprise pour recréer des postes d’approvisionneurs et de techniciens. Cette logique de gestion prudente est mise à mal car la tension sur le marché du travail ne semble pas permettre de recruter suffisamment de personnels, ce qui désorganise l’activité au quotidien. “Il y a une réelle pénurie de candidats”, confie un acteur parisien. Cette logique n’est pas liée seulement à l’Ile de France, mais concerne tout le territoire. Une situation qui trouve ses origines dans différents facteurs. D’une part, la profession se trouve confrontée à une problématique de pénibilité, beaucoup de candidats jugeant l’activité difficile à assumer au quotidien avec des horaires qui ne sont pas assez conventionnels. Plus encore, la question des salaires est souvent soulevée. Ainsi, la concurrence avec des métiers comme la restauration ou les services conduit souvent les candidats à décliner les offres au profit d’horaires plus souples mais également de salaires plus avantageux. Les professionnels de la restauration face aux impératifs de la période estivale ont bien souvent révisé les rémunérations des offres d’emploi à la hausse. Plus encore, la profession souffre d’un niveau d’attractivité faible. Les postes d’opérateurs de gestion sont encore bien souvent perçus comme peu attractifs /avantageux compte tenu des conditions de travail (déplacements, temps de travail…). Cette situation inquiète bon nombre de gestionnaires qui, malgré des campagnes d’embauches sont confrontés à des ruptures de périodes d’essai, de démissions voire d’abandons de poste (Ghosting à l’américaine ou l’employé disparaît du jour au lendemain sans même prévenir l’employeur).

La situation est d’autan plus problématique car bien souvent les embauches nécessitent des périodes de formations (et donc du temps) pour rendre les futurs opérateurs autonomes.

La croissance toujours positive, l’effet Covid (les Français sont restés chez eux et aspirent à un rééquilibrage entre leur travail et leur vie personnelle ) ont renversé les priorités et le rapport de force entre les salariés et les employeurs. Le vending, au même titre que les autres secteurs sous tension, semble appelé à devenir plus attractif et à réviser sa politique salariale.

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