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Nayax IPS Group : l’infrastructure du cashless s’étend au stationnement urbain

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Nayax a signé le 25 août 2026 un accord définitif portant sur le rachat de l’américain IPS Group, spécialiste du stationnement connecté, pour 350 millions de dollars en numéraire. Avec l’opération Nayax IPS Group, le fournisseur que les exploitants de distribution automatique connaissent par ses lecteurs cashless poursuit son expansion et illustre une réalité désormais installée : la vente non assistée ne se résume plus au distributeur, et la même infrastructure de paiement peut servir la voirie, la recharge électrique ou la station-service.

Ce que Nayax achète avec IPS Group

Fondé en 2000 et installé à San Diego, IPS Group équipe plus de 250 000 places de stationnement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande et au Canada. Son offre couvre l’ensemble de la chaîne de la voirie payante : horodateurs, paiement par application mobile et par SMS, logiciels de contrôle et de délivrance des permis, détection des véhicules et analyse des données de bordure de trottoir. Selon les chiffres communiqués par Nayax, la société devrait dépasser 90 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2026, dont plus de 60 % de revenus récurrents, pour une croissance organique d’environ 20 % et un EBITDA ajusté voisin de 21 millions de dollars. L’équipe dirigeante, emmenée par Chad Randall, reste en place à San Diego.

Le montage financier Nayax IPS Group

L’opération est financée par la trésorerie disponible et par environ 150 millions de dollars de dette nouvelle déjà sécurisée. Le prix représente 17 fois l’EBITDA ajusté attendu pour 2026, ramené à environ 12 fois une fois intégrés plus de 8 millions de dollars de synergies annuelles à l’horizon 2029. Le marché a salué l’annonce, le titre gagnant plus de 10 % à la Bourse de Tel-Aviv. La clôture est attendue au quatrième trimestre 2026, sous réserve des autorisations réglementaires.

L’infrastructure comme passeport vers d’autres secteurs

La nature de ces synergies dit l’essentiel. Dans le dossier Nayax IPS Group, elles proviennent pour l’essentiel du basculement des flux de paiement d’IPS sur l’infrastructure d’acquisition de Nayax. Autrement dit, le groupe n’achète pas un savoir-faire de paiement qu’il possède déjà : il achète l’accès à une verticale, ses matériels, ses logiciels métier et ses clients, puis y branche sa propre plateforme. Terminal, traitement des transactions, gestion à distance et données : c’est ce socle, éprouvé sur plus de 1,55 million d’appareils gérés et connectés, qui rend chaque nouvelle conquête possible.

Le rapprochement Nayax IPS Group s’inscrit dans une série cohérente. Nayax a acquis l’éditeur de logiciels de commerce Retail Pro en 2023, l’israélien Roseman, spécialiste de la gestion des stations-service et des flottes, en 2024, puis l’américain Lynkwell, positionné sur la recharge des véhicules électriques, fin 2025. Le stationnement prolonge cette dernière brique, et le groupe évoque déjà la combinaison de l’offre d’IPS avec ses services de recharge. Aaron Greenberg, directeur de la stratégie de Nayax, résume la méthode : le groupe cherche des entreprises « dans des verticales où le paiement et le logiciel fonctionnent ensemble ».

Nayax IPS Group : le vending, une brique de l’unattended

Pour l’exploitant de distribution automatique, la lecture est simple. Le vending demeure une brique fondatrice de Nayax, celle sur laquelle la plateforme s’est construite, mais l’unattended passe aujourd’hui par bien d’autres canaux : borne de recharge, pompe à carburant, horodateur, casier, laverie. Au deuxième trimestre 2026, le groupe a réalisé 122,6 millions de dollars de chiffre d’affaires (+28,2 %) auprès de 125 400 clients, et chiffre son marché adressable du paiement sans espèces à environ 342 milliards de dollars d’ici 2029, contre 257 milliards avant l’opération, selon ses propres estimations.

Le plan Nayax IPS Group prévoit enfin de déployer IPS en Europe continentale et de proposer le stationnement à la base de clients existante du groupe. Le distributeur de café et l’horodateur partageront ainsi la même colonne vertébrale technique. C’est sans doute le signe le plus clair de ce qu’est devenu le cashless : non plus un accessoire de la machine, mais une infrastructure capable de passer d’un secteur à l’autre.