Le Groupe Neocorner, maison mère de TOTEM et de Fraîche Cancan, a obtenu la certification B Corp en août 2026 avec un score de 90,1 points. À notre connaissance, aucun autre acteur de la distribution automatique ne la détient sur un périmètre aussi large : distributeurs, frigos connectés, restauration semi-assistée et freefood.

L’espace de pause comme destination

Le Groupe Neocorner, dirigé par Brice Nadal, ne se présente pas comme un exploitant de distributeurs automatiques. Il se définit comme un acteur de l’hospitality en entreprise, qui construit une offre Coffee & Food à 360°. Le café, le snacking, la restauration et les cafétérias sont réunis dans un même groupe, et chaque site reçoit la combinaison de solutions adaptée à ses effectifs, à ses horaires et à ses usages.

Deux marques portent cette offre. TOTEM couvre le café, le snacking et la restauration autonome connectée : distributeurs, frigos connectés, fontaines réseau. Fraîche Cancan exploite des cantines et des cafétérias en entreprise. Le groupe revendique plus de 2 200 distributeurs automatiques et 200 frigos connectés, répartis sur plus de 600 sites clients en Île-de-France.

Ce modèle repose sur la maîtrise de toute la chaîne. Neocorner choisit ses produits et ses partenaires, développe sa propre technologie, reconditionne ses machines dans son atelier et assure le service sur site. L’objectif affiché est de transformer l’espace de pause, longtemps traité comme un poste de coût, en lieu que les collaborateurs choisissent de fréquenter. Pour le groupe, la pause est devenue « le parent pauvre de l’expérience collaborateur », alors qu’elle pèse sur l’attractivité, la fidélisation et la marque employeur.

C’est à partir de cette conviction que Neocorner s’est engagé dans la démarche de certification B Corp. « Bien accueillir les collaborateurs va de pair avec le respect de nos équipes, de nos partenaires et de la planète », résume le groupe.

Un label exigeant, reconnu en France comme à l’international

Délivrée par l’ONG B Lab, la certification B Corp est l’une des plus reconnues au monde parmi celles qui mesurent l’impact des entreprises. Contrairement à un label de produit, elle évalue l’entreprise dans son ensemble, sur cinq domaines : gouvernance, collaborateurs, communauté, environnement et clients. Aucune réponse n’est admise sans preuve, et le dossier est vérifié par B Lab avant la certification.

Il faut au moins 80 points sur 200 pour obtenir la certification B Corp. La plupart des entreprises qui passent l’évaluation se situent autour de 50. Avec 90,1 points, Neocorner dépasse nettement le seuil, ce qui est un résultat solide pour une première certification.

Une démarche d’ensemble

Ce score de la certification B Corp ne vient pas d’un seul chantier. Il additionne des efforts menés sur toute la chaîne, dont la certification vient reconnaître la cohérence.

  • Gouvernance et social. Le groupe a signé la Charte de la Diversité. Fraîche Cancan indique que tous ses salariés sont en CDI.
  • Achats et partenaires. Le groupe travaille avec Café Joyeux et Change Please, deux marques qui emploient des personnes éloignées de l’emploi.
  • Économie circulaire. Les machines sont reconditionnées dans l’atelier du groupe, ce qui prolonge la durée de vie du parc. Fraîche Cancan annonce avoir évité 20 tonnes d’emballages en 2024 grâce aux contenants en verre consignés.
  • Solidarité et gaspillage. 8 500 repas ont été redistribués à des associations en 2025.
  • Évaluation RSE. Le groupe détient déjà une médaille d’argent EcoVadis.

Pour les clients, cette cohérence a une valeur concrète. Les directions achats et RSE des grands comptes demandent de plus en plus des preuves vérifiées par un tiers. Pouvoir présenter un prestataire café et restauration présentant la certification B Corp est un argument dans un appel d’offres comme dans un rapport extra-financier.

Un début prometteur, déjà tourné vers 2029

La certification est valable trois ans. Neocorner prépare son renouvellement en 2029, qui se fera sur les nouveaux standards adoptés par B Lab en 2026. Le principe change : il n’y aura plus de score global, mais des exigences obligatoires dans sept domaines, dont le climat, le travail équitable, les droits humains et la gouvernance. Le groupe s’est fixé trois priorités d’ici là : réduire son impact environnemental, travailler avec des partenaires engagés et continuer d’innover au service de la pause. Pour un métier qui reste souvent jugé sur le prix du gobelet, la reconnaissance obtenue par un acteur issu de la distribution automatique, qui a fait le pari de la restauration autonome et semi-assistée, est un signal pour toute la profession. Elle montre que la pause en entreprise peut être évaluée sur son impact, et pas seulement sur son coût. Elle prouve aussi que l’hybridation du métier est aujourd’hui possible, et qu’elle se valorise.

F&CM

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