KS Distribution s’inscrit dans une évolution intéressante du vending, où la machine ne se limite plus à vendre, mais devient un véritable point d’animation. À l’origine du projet, Kevin Soler, issu de la tech avec une expérience riche de la création d’entreprise innovante, repère en 2025 le potentiel encore peu exploité des distributeurs mécaniques de cartes à collectionner. Le modèle existe, mais reste basique via des Distributeurs automatiques mécaniques. Son idée est alors de le faire évoluer vers une borne connectée, plus en phase avec les standards actuels du retail automatisé. Et force est de constater que ce dernier à vous juste car le développement du parc est rapide et les sites de plus en pus friands d’une animation et du traffic généré par les automates.
Le fonctionnement repose sur une logique simple et efficace. L’entreprise s’approvisionne en cartes Pokémon sur le marché secondaire, auprès de particuliers, de collectionneurs ou de professionnels, puis les reconditionne sous forme de boosters. Ceux-ci sont ensuite proposés via des distributeurs automatiques, avec différents niveaux de prix. On est ici sur une offre qui sort du cadre classique : pas de produit standardisé, mais une part d’aléatoire, avec la possibilité de tomber sur des cartes rares ou plus anciennes avec trois offres de cartes à l’unité, blisters ou coffret, une plage tarifaire allant de 1,99 € à 24,99 € et bien entendu du paiement via CB. Un mode de paiement particulièrement simple, fluide et adapté aux ventes et aux usages des clients. ici pas de paiement via des monnayeurs ou des billets
KS Distribution surfe sur la vague Pokemon
C’est ce qui fait l’intérêt du modèle. L’achat ne se résume pas à une transaction, il intègre une dimension de jeu. L’idée de pouvoir “tirer” une carte rare crée de l’attente, de l’engagement, et incite à revenir. On se rapproche d’une logique de chasse, où l’expérience compte autant que le produit.
Le contexte joue clairement en faveur de ce type d’initiative. Pokémon, qui approche des 30 ans, reste une licence extrêmement puissante, avec une base de fans large et active. Entre collectionneurs passionnés et acheteurs plus occasionnels, le marché continue de tourner, avec des volumes importants et une vraie dynamique autour de la rareté.
Le choix des emplacements renforce encore le modèle. Les machines sont installées dans des zones à fort passage comme les centres commerciaux, les galeries marchandes et désormais sur des aires d’autoroute, avec un partenariat signé avec Shell. Dans ces environnements, la borne attire l’attention, surtout auprès d’un public jeune et familial, et transforme « un moment de pause en moment de divertissement » comme l’explique Kevin Soler.
C’est là que le dispositif devient intéressant pour les enseignes. Le distributeur ne sert plus seulement à vendre, il crée du trafic. Il attire les curieux, fait revenir les habitués, et apporte une forme d’animation sur site. On retrouve des mécanismes bien connus du retail, où l’expérience génère du flux. Et ici la connectivité du DA prend toute sa logique car elle permet de tracer les ventes, d’en connaître les meilleures plages horaires mais aussi de sensibiliser les clients sur la présence de la borne voire de la présence d’une carte rare en son sein. C’est malin, très efficace et cela ouvre la possibilité de créer l’évènement et l’attente.
Le déploiement suit cette dynamique. KS Distribution a déjà installé une trentaine de machines et vise plus de 250 unités d’ici la fin de l’année, avec une accélération prévue par la suite. L’intérêt du marché est réel, dans un segment encore peu structuré mais porteur. C’est aussi la preuve que le vending peut sortir de la logique alimentaire et venir adresser des usages différents à des cibles plus variées.








