Litha Espresso ou l’autre approche du café en entreprise

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Lancée 15 jours avant le premier confinement Litha Espresso s’est spécialisé depuis dans l’offre de solutions café et boissons chaudes en entreprise. En moins de trois ans le réseau LITHA emmené par Léo Delhon réalise un chiffre d’affaires de plus de 5 millions d’euros et entend continuer son développement sur l’ensemble de l’hexagone. Un entretien avec son dirigeant nous permet de découvrir l’ADN de Litha.

Food & Coffee Markets : Litha Espresso apparaît comme un ovni sur le marché du café en entreprise. Comment avez-vous construit son développement ?

Léo Delhon : J’ai depuis des années un profil entrepreneurial. Après diverses expériences de création et de revente de sociétés je cherchais un projet à moyen long terme. Je suis tombé sur Litha qui était une marque en sommeil depuis plusieurs années. J’ai été suffisamment curieux et convaincu par l’univers du café et de la convivialité pour me pencher sérieusement sur la question. J’ai été rapidement convaincu du potentiel de la marque pour peu qu’elle soit travaillée et positionnée correctement. Après une analyse approfondie, je pensais que l’univers du café devait répondre à des enjeux de la RSE et de la QVTC… Avec la nécessité de pouvoir amener un café de qualité dans l’univers de l’entreprise c’est-à-dire avec un réel engagement écoresponsable. Nous avons lancé Litha Espresso… Un mois avant le Covid ! En termes de timming on ne pouvait faire mieux (sourire)

F & CM : Vous parlez d’écoresponsabilité… C’est désormais un terme à la mode !

L.D. : Et bien oui ! Et je crois que nous étions alors précurseurs ou du moins nous avions compris que cet enjeu allait percuter directement le milieu de l’entreprise et la marque employeur. Le Covid a agit comme un révélateur qui désormais fait partie de intégrante du spectre de l’activité de toute entreprise et bien au-delà. Nous avions travaillé en profondeur sur le cycle de vie d’un café allant de la production, de la récolte, du transport, de la torréfaction en englobant également les machines expresso, l’emballage, la fin de vie des produits… Une étude complète qui nous a permis très vite de construire une offre dédiée autour d’un sourcing, d’une torréfaction française… Et la réalisation de blends spécifiques qui nous permet aujourd’hui de proposer une offre café en grain propriétaire. Je parle ici de café mais nous disposons également d’infusions et de thés procédant d’un principe équivalent. Nous souhaitions délivrer une offre produits, un service de proximité et une attention vraiment centrée sur l’écoresponsabilité.

F & CM : Le Covid a donc eu un double impact ?

L.D. : Il nous a obligés à redoubler de courage. Le réseau a réalisé une première année modeste avec un chiffre d’affaires d’un peu plus de 500 000 euros. L’année suivante nous a permis de dépasser les deux millions d’euros et en 2023 nous visons un CA pour le réseau de 8 millions d’euros… Ce qui n’est pas négligeable.

F & CM : Vous n’opérez pas comme les professionnels de la distribution automatique.

L.D. : Nous sommes plutôt centrés sur le segment de l’Office Coffee Service avec une volonté de travailler autour de la convivialité, du service dédié aux entreprises. Plus encore nous recrutons des profils d’entrepreneurs qui n’appartiennent pas au secteur dédié du café… Car Litha Espresso se développe autour d’un réseau national de franchisés que nous formons et accompagnons. Nous avons aujourd’hui 37 agences qui proposent l’offre Litha Espresso et atteindrons les 50 agences d’ici la fin de l’année 2023. Notre croissance est rapide car nous cherchons avant tout à satisfaire les clients en leur proposant un service d’hyperproximité autour de nos équipes formées techniquement, accompagnées commercialement et une forte approche via les nouvelles technologies. Nous travaillons donc autour d’une approche de service, d’une qualité de service. Le vending est encore aujourd’hui centré principalement sur les machines automatiques alors que nous privilégions les concepts de machines expresso professionnelles.

F & CM : L’OCS grain est donc un vecteur de croissance ?

L.D. : Je crois qu’en son temps Nespresso a su apporter une qualité à la tasse, un service sur mesure et un standard de prestation qui n’existait pas. La marque nous a montré le chemin et nous l’explorions avec nos propres solutions matérielles. Nous faisons appel aux intervenants du marché reconnus comme Evoca, Rheavendors, Bravilor. Ils offrent l’avantage d’une solide base technique et de gammes de matériels fabriqués en Europe. Nous cherchons aussi à élargir nos offres avec des solutions différenciantes comme OptiMe chez Animo qui nous permet d’apporter une approche Horeca autour d’un concept polyvalent et particulièrement réussi. Il nous importe de maîtriser des matériels performants susceptibles de répondre à nos attentes en termes de RSE car il ne faut pas oublier qu’outre le café, les dispensers peuvent avoir eux aussi un fort impact en termes d’impact écologique via leur consommation d’énergie, leur conception, leur qualité de restitution et réglages dans le temps. L’OCS grain répond, de notre point de vue à bon nombre de conditions pour apporter encore une fois une expérience de consommation et un usage conforme à nos attentes et celles de nos clients. En France la mode est au café grain vs la dosette bien que si l’on étudie les dernières publications le bilan soit bien plus mitigé… Pour autant nous travaillons aussi une offre de capsules Nespresso compatibles Litha Home Compost (certification TUV Austria). De sorte que nous laissons bien entendu le choix au client de profiter de la solution la plus adaptée à ses attentes et ses besoins.