Foodles entend renforcer sa croissance et atteindre la rentabilité

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Lancée en 2015 et première FoodTech à avoir misé sur les frigos connectés, Foodles affiche des résultats en 2023 qui laissent entendre une maîtrise de son développement. Plus encore cette dernière ambitionne une accélération de sa croissance l’année prochaine.

Le marché des frigos connectés progresse et ces derniers s’installent de plus en plus dans le quotidien des Français. Les répercussions sur les habitudes de travail dans les entreprises militent en faveur d’une offre de restauration plus flexible que les solutions jusqu’ici existantes comme le traditionnel restaurant d’entreprise et la restauration collective. « Nous bénéficions d’une dynamique en notre faveur » explique Michaël Ormancey cofondateur de Foodles. Le fait est que l’entreprise équipe aujourd’hui plus de 500 clients et affiche 700 frigos autonomes et des comptoirs en complément d’activité pour les entreprises recherchant une pause déjeuner plus enrichie (bar à salade, barista…).

Une croissance sur l’hexagone

La marque ne se limite pas à la région parisienne même si elle y concentre encore aujourd’hui 70% de son CA car elle se déploie désormais également sur Lille, Lyon, Bordeaux, Nice… Et a même implanté une antenne au Royaume-Uni. Son objectif pour 2024 reste une poursuite de la croissance d’une part avec la volonté de placer 200 frigos additionnels mais également d’atteindre la rentabilité. Une logique qui explique également par le fait que se revendiquant désormais leader du marché et dans un contexte économique post-Covid plus tendu l’entreprise est aussi attendue sur ses résultats après les difficultés et cessations d’autres acteurs de ce marché. Depuis sa création Foodles a levé 50 millions d’euros de manière successive, a atteint un chiffre d’affaires de 50 millions en 2023 et annonce 75 millions d’euros de CA pour l’année 2024. Son modèle économique repose à la fois sur la vente des plats et recettes des frigos mais également sur la facturation d’une prestation de service via l’installation et l’approvisionnement de ses frigos connectés. Facturée 3 000 € chaque mois « cette prestation reste bien inférieure aux coûts qu’implique pour une entreprise le recours aux services de la restauration collective au travers du restaurant d’entreprise » souligne Michaël Ormancey. Foodles se présente bien comme une solution de restauration d’entreprise alternative et flexible capable de répondre aux enjeux du marché. Ce dernier se donne du reste les moyens de ses ambitions avec le recrutement de 120 nouveaux collaborateurs en 2023 pour accompagner sa croissance. La marque n’en reste pas moins agile. Si elle ouvre des hubs logistiques pour suivre son déploiement national, elle a recours à un prestataire externalisé pour alimenter ses frigos avec Chronofresh (Chronopost) au quotidien. Cette logique lui permet d’assurer une couverture et une approche hexagonale de son activité. Nous nous appuyons sur un réseau efficace avec un savoir-faire métier explique Michel Ormancey.

Une vraie démarche RSE

Le savoir-faire de Foodles passe aussi par une volonté d’apporter des produits variés et attendus des consommateurs avec 2 menus par semaine et une planification sur 360 jours avec un passage quotidien chez ses clients. La marque est aussi fortement engagée en termes de RSE. Elle a bouclé son troisième bilan carbone et a obtenu la certification B Corp en 2023. La cuisine est aussi un enjeu primordial. En effet Foodles ne réalise en interne que 20% de sa production en interne mais elle entend dépasser le cap des 50% en fin d’année et continuer de confier le reste de ses gammes à des traiteurs. Clément Ormancey souligne « les enjeux forts » auxquels Foodles entend répondre mais les ambitions visent à venir consolider un marché autour de son leader. Une logique qui ne passera pas selon lui par des compléments d’activité comme la distribution automatique qui elle aussi aborde le marché des frigos connectés. « Nous apportons une valeur ajoutée à l’entreprise autour d’une prestation de service que nous facturons à nos clients  » (3 000 € / mois le frigo et les services associés) explique Michel Ormancey alors que selon lui la Distribution Automatique est plus un centre de coût pour le client final. Les deux métiers restent différents, tout en pouvant cohabiter.

Après avoir évangélisé le marché Foodles entend donc profiter de 2024 pour accélérer sa croissance. Son objectif de rentabilité dès la fin 2024 serait un bon message a envoyé sur le marché qui a connu bien des vicissitudes dans sa structuration et en termes de redémarrage Post-Covid. Une rentabilité qui passera néanmoins par un modèle économique qui devra maintenir le principe de location mensuelle et de maîtrise des coûts de production de d’exploitation… Force est de constater que Foodles n’a pas froid aux yeux.