L’agencement est dans l’ADN de BGM Concept

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En un peu moins de 6 ans BGM Concept s’est imposé dans l’art et la manière de proposer des solutions d’agencement pour les sites et environnements de DA. Pour Benoit Bauduin l’espace Vending doit rester un environnement de convivialité

FCM : Les professionnels de la gestion sont de plus en plus confrontés à des demandes de valorisation de l’espace DA. 

Benoit Bauduin : C’est effectivement le cas et les demandes de nos clients sont aujourd’hui de plus en plus spécifiques.  Cela fait plus de 20 ans que je travaille aux côtés des gestionnaires de distribution automatique et force est de constater que les approches en termes de mobilier ont fortement évolué. Historiquement ces derniers avaient recours à un habillage pour des batteries d’automates voire dans bien des cas à de solutions de blindage ou de carénage pour des batteries d’automates. Il y avait un aspect pratique visant à donner une uniformité aux alignements de distributeurs automatiques adossé dans bien des cas pour les sites semi publiques à une dimension sécuritaire afin de prévenir certaines pratiques de vandalisme. Depuis plusieurs années, et la situation s’est accélérée après la période Covid, les demandes et cahiers des charges qui nous sont soumis intègrent une dimension plus large visant à créer des espaces dédiés à la pause ou la DA est un lieu de destination dans l’entreprise qu’il faut « traiter » comme un espace de convivialité. 

FCM : Cela ne semble pas vous surprendre

B.B. : La distribution automatique est par nature un endroit de destination dédié à la pause. Elle s’est historiquement implantée au cœur des entreprises via la petite porte comme une solution « sociale » voire une problématique transférée par le chef d’entreprise au Comité d’Entreprise, le CE qui est devenu par la suite le CSE. C’est bien souvent une prérogative de ce dernier que de trouver le prestataire et négocier la mise en place d’une offre DA au sein des locaux. L’automate n’a pas toujours eu un statut au sein de cette dernière. Bien souvent ce dernier était caché voire mis à proximité des sanitaires. Il n’était pas considéré comme essentiel et de plus avait besoin d’un branchement sur le réseau d’eau potable. Aujourd’hui la situation est tout autre et le Vending a acquis ses lettres de noblesse. La pandémie Covid a du reste remis en lumière le rôle de la prestation Vending dans l’entreprise. Pour rappel chacun a aujourd’hui bien conscience que les automates sont devenus pendant les épisodes de confinement, de fermeture des commerces de restauration le seul endroit permettant de s’alimenter, de faire une pause. Plus encore chacun a pu se rendre compte de la nécessité pour les collaborateurs de maintenir à minima du lien social au sein même des bureaux. La machine à café comme la machine snack, boissons fraîches ou sandwiches restent un lieu privilégié d’échanges ou « d’interaction sociale » pour reprendre les éléments de langage à la mode. Donc oui la DA est au-delà du simple espace de pause un lieu de convivialité. Le déconfinement et le retour des collaborateurs sur le lieu de travail ont été des enjeux forts et ont fait l’objet d’attentions particulières de la part des employeurs et de la fonction RH. Ces derniers ont bien identifié la nécessité de retisser du lien social et la nécessité pour l’entreprise de rassurer les collaborateurs et redonner de l’attractivité au lieu de travail. Plus encore la problématique de la Qualité de Vie au Travail a émergé et est devenue un sujet central pendant cette période. Bien des entreprises ont dû remettre à plat leur organisation du travail, adopter des chartes de télétravail et repenser l’attractivité de la marque employeur. Aujourd’hui l’enjeu, pour beaucoup de service RH, tourne autour de la nécessiter de contenter et satisfaire les talents présents dans l’entreprise mais également d’attirer les nouveaux candidats avec une politique globale d’accueil, de prise en compte des besoins et de mise en place de services nouveaux visant à rendre le quotidien plus simple et attrayant. La mise à disposition d’espaces collaboratifs, d’espaces de pause et de sociabilisation, a de fait mis l’espace pause/détente/distribution automatique au centre des préoccupations. Beaucoup d’entreprises expriment leur souhait de mettre à disposition des collaborateurs des espaces DA conviviaux, de les agencer au sein d’une architecture de bureau plus collaborative et de flex-office. C’est une évolution notoire qui implique une approche différente pour les prestataires de gestion sollicités pour les accompagner. 

Comment BGM s’adapte à ces évolutions. 

B.B. : Nous avons depuis 6 ans pris le parti de nouer des approches flexibles avec nos clients gestionnaires. Nous disposons depuis le début d’un bureau d’étude qui peut venir travailler en mode projet. Cela nous permet de construire des réponses adaptées et professionnelles en fonction des contraintes qui nous sont exposées par les gestionnaires sur chaque dossier. Nous nous efforçons d’apporter une réponse sur mesure car chaque dossier est différent. Nous sommes de plus en plus sollicités pour des projets d’agencement qui vont au-delà d’un simple habillage et il incombe de cerner l’ensemble des problématiques afin de satisfaire pleinement le client final du prestataire de gestion. En effet nous intervenons de bout en bout des projets, de sa conception à la fabrication des meubles et environnements et ce jusqu’à la pose. De fait nous pouvons à la fois proposer mais aussi conseiller les professionnels. Notre champ de compétences s’est beaucoup élargi ces dernières années car nous réalisons des agencements au sein d’entreprises, de sites semi-publics comme les universités, les aéroports, les réseaux autoroutiers. Nous opérons aussi la réalisation de cafétérias complètes avec des cahiers des charges précis. Ces approches diffèrent et nécessitent des mises en œuvre bien spécifiques. 

Quid de la sectorisation de l’offre DA et des corners coffee ? 

B.B. : C’est une logique qui découle de la notion de proximité et de service dans l’entreprise. Le corner coffee répond à une double approche. La première est de créer différents ilots de pause dans l’entreprise visant à agrémenter les espaces de travail de lieux d’échange, plus collaboratifs et offrant une prestation boissons chaudes voire snacking et snacking sains associé à une logique d’agencement chaleureux qui va plus loin que la simple batterie d’automates. C’est donc une démarche de premiumisation qui accompagne la pause-café. Cette approche s’entend via un agencement plus poussé, des machines plus premium proches des logiques Ho.Re.Ca ce qui nécessite un meuble de type station café. Cette approche est déjà présente sur l’offre café en environnement de transport / hôtellerie et s’intègre de plus en plus l’entreprise. C’est aussi une volonté de démultiplier les propositions de pause avec des approches distinctes. Cette premiumisation peut permettre par exemple de décliner une offre boissons chaudes du quotidien via des DA freestanding sur les lieux de passage important mais également de venir proposer des approches plus qualitatives via des boissons labellisées « développement durable », Bio qui répondent à des exigences RSE. Le consommateur qui déclare souvent attendre des produits plus qualitatifs, engagés a de fait la possibilité de consommer autrement, de choisir sa pause en fonction du moment de la journée, de sa charge de travail voire de son organisation au quotidien. Un espace corner agrémenté d’une table d’hôte à proximité est par exemple un moyen d’organiser une réunion informelle en petit comité. Nous collaborons avec les professionnels de la gestion pour construire des réponses clients qui prennent en compte cette logique de sectorisation et de mixité des sites de pause.