Je suis persuadé que le titre de cet article à du en étonner plus d’un ! et c’était bien le but de la manoeuvre.

Depuis plus d’un mois je parcours les différents salons professionnels qui marquent une reprise de l’activité… et une reprise des visiteurs sur les salons ! Et force est de constater que bien des opérateurs du Food&Beverage ainsi que de la restauration restent assez perplexes. Beaucoup d’entre eux se félicitent du retour des Français dans les restaurants et bien entendu au bureau. Pour autant, si les niveaux d’activités remontent depuis septembre tous anticipent après lissage une perte global de consommations. Plus encore la question du pouvoir d’achat face aux hausse des prix sur les matières premières énergétiques d’abord, mais inévitablement sur les produits alimentaires taraude chacun car elle risque d’avoir un impact sur la croissance.

Voilà pour les interrogations de court terme. Mais il en existe d’autres plus profondes. La première concerne bien entendu les nouvelles organisations au bureau et l’impact du télétravail. Ils se mettent en place au fil des décisions des grands groupes ou des accords sectoriels. Chacun a intimement conscience qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Si le taux d’occupation des bureau chute, c’est le niveau global des consommations qui en sera impacté. La seconde concerne le décloisonnement des offres avec l’arrivée de nouveaux acteurs sur la food tech via les vitrines et concepts de restauration alternatifs. Ce sont autant de nouveaux venus qui ont faim et qui entendent élargir le débat à moyen terme.

L’offre servicielle va donc devoir évoluer. Quid des solutions actuelles ? Elles ont jusqu’ici fait leur preuves mais il est clair qu’elles vont devoir s’adapter aux tendances déjà latentes. Digitalisation des offres et des menus via des automates interactifs, dématérialisation des paiements, boissons chaudes repensées au sein de nouvelles approches matérielles (la démultiplication des points de ventes via les corners coffee est croissante), profils plus gourmands et healthy, élargissement de l’offre vers une vraie restauration d’appoint

Pour le vending c’est un véritable enjeu car les professionnels ont bâtis ces deux dernières décennies leur modèle économique sur une pratique de dépôts gratuit et de prix sociaux qui débouchent aujourd’hui sur une marge d’exploitation qui est de moins en moins rentable.

Il va falloir prendre en compte le fait de « mieux » vendre et vendre « différemment ». C’est un exercice sur la forme (produits/offres matérielles) et sur le fond (nouveau modèle économique). Car au final il va falloir séduire à la fois le consommateur mais également le donneur d’ordre tout en dégageant une rentabilité nouvelle au risque de voir l’un ou l’autre, voire les deux, céder à de nouvelles sirènes.

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